La Fileuse endormie ; © PHILIPPOT Claude
La Fileuse endormie ; © PHILIPPOT Claude
Ornans, 1819 ; La Tour de Peilz, 1877

1853 vers

H. 88,5 cm ; l. 116,4 cm (sans cadre) ; H. 118 cm ; l. 147 cm (avec cadre)

M0536_D.1989.1.1

Cette œuvre est la copie d’une toile présentée par Gustave Courbet au Salon de 1853, aujourd’hui conservée au Musée Fabre (Montpellier). Parfois appelée Portrait de Zélie Courbet, car la tradition veut que la sœur de l’artiste ait été prise pour modèle, la scène semble simple à interpréter. Courbet ne procède à aucune idéalisation du modèle : en défenseur du courant réaliste, il prône une représentation objective et simple de la vie contemporaine, conférant une dignité aux sujets habituellement relégués au dernier rang de la peinture. Ces convictions lui ont valu la critique de ses contemporains, habitués à la peinture d’Histoire et au style académique. Dès sa présentation au Salon, cette toile fait l’objet de multiples interprétations : allégorie de la paresse, femme de petite vertu tirant ses revenus d’activités légères, ou encore sommeil de la travailleuse épuisée d’après le socialiste Proudhon ("Du principe de l’art et de sa destination sociale", 1865). ; Cette œuvre fait partie des près de 2 000 œuvres constituant les « Musées Nationaux Récupération » (MNR). Ces biens, spoliés par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale, sont confiés à la garde des Musées nationaux dans l’attente d’une restitution à leurs légitimes propriétaires ou à leurs ayants droit. L’État est le gardien de ces œuvres sans en être le propriétaire.

This work is a copy of a painting presented by Gustave Courbet at the Salon in 1853, which is now at the Musée Fabre (Montpellier). Sometimes called Portrait of Zélie Courbet, as tradition has it that the model was the artist’s sister, the scene appears to be easy to interpret. Courbet does not idealise his sitter at all. As a champion of the Realist school, he advocates the objective and simple depiction of everyday life, conferring dignity on subjects usually relegated to the background in paintings. His beliefs were criticised by his contemporaries, who were accustomed to History painting or Academic art. When it was presented at the Salon it was variously interpreted as an allegory of idleness, as a woman of easy virtue earning a living from frivolous pursuits, or as an exhausted worker sleeping, according to the socialist Proudhon (Concerning the Principle of Art and its Social Purpose, 1865). ; This painting is one of almost 2,000 works of art in the “Musées Nationaux Récupération” (MNR) collection. These works were looted by the Nazis during World War Two and are entrusted to French State museums until their lawful owners or their rightful heirs can be traced. The State acts as the custodian of these works, but does not own them.