Caullery, vers 1580 ; Anvers, 1621

H. 49,4 cm ; l. 37,5 cm (sans cadre)

M0536_L.I.116

Ce panneau représente Jésus sur la Croix, entouré d’un grand nombre de personnages. Parmi eux, la Vierge Marie, Jean, Marie-Madeleine et les deux larrons à sa droite et à sa gauche, l’un persistant dans ses péchés, l’autre repenti. L'atmosphère est sombre, conformément aux saintes Écritures qui précisent que « la sixième heure venue, les ténèbres se répandirent sur la terre jusqu’à la neuvième heure » (Marc, 15, 33 et Luc, 23, 44). La Croix est surmontée d’un écriteau portant les lettres « INRI », qui signifient « Jésus de Nazareth, roi des Juifs » (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum en latin). Le corps du Christ n’est pas sanguinolent, contrairement à nombre de représentations antérieures très tragiques de la Crucifixion. ; L’artiste insiste ici sur le corps glorieux du Christ plutôt que sur sa souffrance. Cela est caractéristique de l’art post-tridentin (c’est-à-dire postérieur au concile de Trente qui se déroule de 1545 à 1563), qui se veut fidèle à l’Histoire sainte et est marqué par la volonté de l’Église de ne pas montrer un Christ trop pathétique.

This panel represents Christ on the cross surrounded by a large group of figures. Among them are the Virgin Mary, John, Mary Magdalene and the two thieves to his left and right, one unrepentant and the other penitent. The scene is dark, in accordance with scripture which states: “At noon, darkness came over the whole land until three in the afternoon.” (Mark 15:33 and Luke 23:44). The cross is topped with a sign bearing the letters “INRI” meaning “Jesus of Nazareth, King of the Jews” (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum in Latin). Christ’s body is not gory, unlike in many earlier highly tragic depictions of the Crucifixion. ; Here, the artist places the emphasis on the glorious body of Christ rather than on his suffering. This is a characteristic feature of post-Tridentine art (i.e. art created after the Council of Trent, 1545-1563), which claims to be faithful to biblical history and follows the desire of the church to avoid depicting a Christ who arouses too much pathos.