Statue de dieu asiatique (Cernunnos) ; © (c) MDAAC Epinal, cliché Joëlle Laurençon
Statue de dieu asiatique (Cernunnos) ; © (c) MDAAC Epinal, cliché Joëlle Laurençon
H. 119 cm ; l. 63 cm ; P. 30 cm ; VOLUM. 0,2249

M0536_V.II.50

Cette sculpture, découverte en 1806 à Sommerécourt (Haute-Marne) dans un puits, représente peut-être le dieu gaulois Cernunnos. Le nom de ce dieu « cornu », représenté souvent assis en tailleur, est connu par une inscription sur le pilier des Nautes, à Paris. Habillé à la romaine dans le cas de cette sculpture en ronde-bosse, il était peut-être coiffé de bois de cerf dont ne subsistent que les trous de fixation visibles dans sa chevelure et rebouchés avec du plomb. Le dieu cerf symbolise par ses bois le renouveau annuel et incarne la force et la prospérité. Les quelques représentations connues du dieu Cernunnos se caractérisent par le port d’un torque - symbole de l’élite et des dieux - et il est souvent associé comme ici à des serpents. Posés sur ses genoux, ces serpents entourent son cou et croisent leur queue au dos de la sculpture. Le serpent est présent dans les cultes gréco-romains, comme à Delphes où le où le jeune dieu doit tuer le serpent Python pour survivre et s’emparer de l’oracle. Cependant, les serpents de Sommerécourt se rapportent, par leur tête à cornes de bélier, à un type d’origine celtique comme ceux figurés sur le chaudron de Gundestrup (Danemark).