Caprice architectural avec l'Arc de Titus ; © PHILIPPOT Claude
Caprice architectural avec l'Arc de Titus ; © PHILIPPOT Claude
Rome, 1695 ; (?) , vers 1741

H. 65,5 cm ; l. 49,5 cm (sans cadre) ; H. 84,5 cm ; l. 69 cm ; P. 6,5 cm ; VOLUM. 0,0379 (avec cadre)

M0536_L.I.45

L’œuvre est attribuée au peintre italien Andrea Locatelli, connu pour ses paysages et ses vues architecturales. Cette représentation de l’Arc de triomphe de Titus à Rome serait assez fidèle à son aspect du XVIIIe siècle, quoique sous-dimensionnée. Mais davantage qu’une représentation réaliste, il s’agit d’une évocation du monument et des valeurs qu’on lui associe. Cette iconographie illustre en effet le goût du XVIIIe siècle pour les paysages de ruines. Les artistes présents à Rome reproduisent et assemblent les ruines antiques dans des « caprices » et des vedute (vues, dans le sens de paysages) plus ou moins fantaisistes, animés de personnages. Les collectionneurs apprécient beaucoup ces vues pittoresques et la ruine devient objet esthétique. Mais comme l’écrit alors Diderot, les ruines inspirent aussi à l’homme une méditation, à la fois sur la grandeur des créations humaines et leur vanité, proposant un parallèle entre la déchéance des monuments et la rapidité avec laquelle la vie humaine se délite. Ce tableau fait pendant à une autre œuvre conservée au musée, "Caprice architectural avec la pyramide de Caïus Sextius", attribuée au même auteur.

This work is attributed to Italian painter Andrea Locatelli, who is known for his landscapes and architectural paintings. This depiction of the Arch of Titus in Rome is probably a faithful representation of the monument as it appeared in the eighteenth century, if a bit undersized. Rather than creating a realistic depiction of the monument, the artist has chosen to underscore the values associated with it. Indeed, this iconography illustrates the eighteenth century’s interest in ruins. Artists in Rome at that time depicted Antique ruins in “caprices” and “vedutes” (views or landscapes), with varying degrees of whimsy, and often with representations of people. Collectors appreciated such depictions, and ruins became an aesthetic object. But as Diderot wrote at the time, ruins were also a source of reflection, with respect to both the greatness of human creation and human vanity; the degradation of monuments is a testament to the pace at which human life disintegrates. This painting is a counterpart to another work in the museum’s collection, Architectural Caprice with the Pyramid of Gaius Sextius, which is attributed to the same artist.